Les émotions de la rentrée

RentreeUne belle occasion d’apprendre sur soi.

Ouf! Me voici de retour de l’été… que d’émotions cette année! Beaucoup de changements dont je vous parlerai plus tard. Aujourd’hui on parle de la rentrée scolaire et ses émotions. Avez-vous remarqué les annonces de Wal-Mart où les mamans deviennent émotionnelles devant leur petite fille qui fait ses achats pour la rentrée? Eh oui, nous, parents, vivons aussi le stress de cette transition entre le doux nid familial et la grande cour d’école. Avec trois enfants, j’ai vécu ces émotions durant tout leur parcours : maternelle, 1ère année, entrée au secondaire, entrée à l’université et déménagement. Bref, j’en ai eu pour mon argent comme on dit. Mais qui vit les émotions de qui au juste?

Avez-vous remarqué que parfois on s’en fait pour notre enfant devant une situation quelconque pour réaliser plus tard que l’enfant a réagi tout à fait différemment de ce que à quoi on s’attendait? Ou que finalement, il s’en est très bien sorti… sans nous. C’est ce qu’a vécu ma nièce qui me racontait la rentrée de ses enfants. Elle accompagnait ses deux filles et l’une d’elle avait très hâte de rencontrer le professeur dont elle avait rêvé tout l’été. Hors le matin de la rentrée, elle se fait placer dans un groupe différent avec un professeur différent. Pour elle qui cohabite avec l’anxiété depuis plusieurs années, cela l’a vraiment déstabilisée sur le coup. Devant l’air déconfit de sa fille, Christiane vient le cœur gros et commence à vivre la série d’émotions qui s’ensuivra au cours de la journée : surprise, peine, déception, frustration, colère, frustration, déception, peine et finalement acceptation.  J’exagère peut-être un peu, mais ça ressemble à ça.

Une fois le professeur rencontré, Christiane va rejoindre son autre fille un peu plus loin pour voir comment ça se passait de son côté; tout allait à merveille pour elle. Elle revient donc vers son aînée en espérant que ce ne sera pas trop difficile pour elle d’accepter ce changement, et tralala et tralala. Mais comme ça arrive souvent, les choses sont moins pires qu’on les imagine : eh oui, ce qui devait arriver, arriva : elle trouve sa fille en train de rire et de s’amuser avec une amie! Qu’est-ce qui s’est passé au juste dans ces quelques minutes d’absence? Eh bien, malgré son stress quotidien, sa fille a accédé à ses propres ressources, et à ses outils sans la présence de maman.  Dans ces quelques minutes écoulées, elle a démontré clairement qu’elle est capable de surmonter petits et grands défis de la vie.

Combien de fois nous en faisons-nous pour le sort de nos enfants en oubliant qu’ils ont des ressources intérieures puissantes? En oubliant qu’en vivant ses émotions, notre enfant se développe et se fortifie. En oubliant que l’émotion que vit notre enfant peut être totalement différente de la nôtre? La preuve, est-ce que votre enfant se stresse parce que sa chambre est à l’envers? Je sais, je sais, ça c’est différent…

Je vous laisse donc sur la réflexion suivante : puisque nous et nos enfants n’avons pas les mêmes « filtres », la même perception et surtout pas la même expérience des situations, on pourrait faciliter plusieurs petites transitions qu’ils vivent si on projetait moins nos propres peurs et émotions sur eux.

La prochaine fois que vous vivrez une émotion forte pour votre enfant, posez-lui la question à savoir ce qu’il en pense lui et vous verrez que c’est souvent beaucoup plus simple qu’on l’aurait imaginé. Rappelez-vous : nos enfants ont accès à des ressources tout comme nous et que c’est par les expériences de la vie qu’ils se fortifient et deviennent autonomes. Comme les petites chenilles qui travaillent fort pour sortir de leur cocon pour devenir des papillons forts et magnifiques.

Bonne réflexion!

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