Déjà mi-février! Est-ce que vous célébrez l’hiver doux que nous avons? Moi j’en profite pour faire plus de plein air, et vous? Pour le blogue de février et mars, j’ai fait appel à des collègues que j’aimerais vous présenter et je leur ai demandé d’écrire un article pour vous les parents-leaders.
Le premier article est présenté par Lise Racine, formatrice qui enseigne comment gérer l’anxiété; c’est comme ça que je l’ai connue il y a huit ans. J’ai beaucoup appris à ses côtés et son article d’aujourd’hui nous amène à une belle réflexion sur nos exigences envers nos enfants, nos conjoints, la vie.

Le deuxième article vous sera présenté en mars par Melissa Scullion qui a fondé le Groupe d’entraide pour parents de Gatineau en janvier dernier, et qui nous parlera de l’épuisement parental.

L’attitude exigence ou l’attitude préférence Exigence

Lequel pratiquez-vous?
Par Lise Racine, formatrice en anxiété

Dans la vie, nous désirons tous avoir des biens et faire des choses. Si ce que nous désirons avoir ou faire, est pour nous une exigence, et que nous ne l’obtenons pas, nous risquons de nous faire vivre une multitude d’émotions désagréables, telles que l’anxiété, la frustration, la déception, l’insatisfaction, etc.

Pour nous aider à comprendre, voici la définition de :

Exigence

  • Nécessité
  • Obligation
  • Çà nous prend absolument ce quelque chose pour notre bonheur
Préférence

  • Considération d’une chose plus qu’une autre
  • Choisir entre deux choses celle que nous aimons le plus
  • Si nous n’obtenons pas ce quelque chose, nous pouvons quand même nous sentir heureux

 

Un exemple d’une obligation : Marianne est en train de mettre son CV à jour car elle veut postuler pour un nouvel emploi. Elle se dit : « Je dois absolument avoir cet emploi car il est idéal pour moi. Jamais une autre occasion comme celle-ci ne se présentera dans ma vie. » Elle se sent tout à coup très anxieuse mais elle ne sait pas pourquoi.

Examinons son langage intérieur :

  1. « Je dois » indique une exigence, une obligation
  2. « Absolument » renforce encore plus le « je dois », l’obligation
  3. « Il est idéal » sous-entend, tout sera parfait à ce travail, ce qui est très irréaliste
  4. « Jamais une autre occasion… » Mariane croit qu’elle n’aura plus jamais l’occasion de passer une entrevue pour un travail semblable. Elle a donc une croyance non-bénéfique

Son corps, qui est très intelligent, a entendu sa conversation intérieure et se mettra probablement en état d’alerte, de tension extrême car on vient de lui faire sous-entendre que ce serait une catastrophe majeure si elle n’a pas le poste convoité. L’anxiété va peut-être se manifester puisqu’elle aura très peur de ne pas réussir. Imaginez l’était mental et émotionnel de Mariane.

Un exemple d’une préférence : Noémie est en train de mettre son CV à jour car elle veut postuler pour un nouvel emploi. Elle se dit : « Je trouve ce travail très intéressant. J’aimerais beaucoup l’expérimenter. Je ferai mon possible et resterai moi-même lors de l’entrevue. J’espère être choisie, si non, la vie est remplie de possibilités; il y a certainement un autre emploi pour moi. Avec un peu de patience et de recherche, je suis capable de me trouver un travail où je pourrai exprimer ma créativité et mettre mes compétences à profit ».

Comme vous pouvez le constater, le langage intérieur est très différent. Noémie se présentera probablement à l’entrevue plus calme et confiante.

Si, dans notre quotidien, nous pouvions pratiquer le plus souvent possible « l’attitude de préférence » au lieu de « l’attitude d’exigence », nous nous sentirions beaucoup plus calme, relaxe et serein. La vie nous semblera plus plaisante et intéressante.

Cette semaine, que choisirez-vous? L’attitude préférence ou l’attitude exigence?

Pour rejoindre Lise et en savoir davantage sur ses ateliers de gestion de l’anxiété,
composez le 819-561-0937 les jours de semaine entre 9h00 et 16h00.

Bonne semaine!

Francine